2.

JE M'INFORME

5- Le sondage d'opinion : un outil d'information ?

OBJECTIFS

  • Analyser un sondage d’opinion, la méthode utilisée et les données produites
  • Se questionner sur la fiabilité des sondages d’opinions comme source d’information

DESCRIPTION

Au cours de cette activité, les participant.e.s vont étudier un sondage sur les intentions de vote, réalisé avant les primaires de la droite et du centre en France. L’analyse leur permettra globalement de comprendre la démarche de sondage. Une comparaison avec les résultats des votes à l’issue de la primaire leur permettra d'émettre des hypothèses expliquant les écarts éventuels avec le sondage, ainsi que de se questionner sur la fiabilité du sondage.

COMPÉTENCE(S) MAJEURE(S) ACQUISE(S)


  • Comparer et analyser des données
  • Développer son esprit critique sur les sources d’information

SOCLE COMMUN

Domaine 2 : les méthodes et outils pour apprendre
Médias, démarches de recherche et de traitement de l'information

Domaine 4 : les systèmes naturels et les systèmes techniques
Démarches scientifiques

DURÉE

50'

RESSOURCES



  • Article du Monde questionnant la fiabilité des sondages à l’occasion des primaires de droite et du centre.

  • Article du Monde présentant le choix du journal “Le Parisien” de ne pas réaliser ou commander de sondages durant la campagne présidentielle.


MATÉRIEL NÉCESSAIRE


  • Fiche exercice
  • Diapos 1 à 5 fournies en annexe (cf. fichier joint)

MÉTHODE SUGGÉRÉE

POUR COMMENCER (5'): Questionner les participant.e.s sur ce qu’est un sondage, à quoi peut-il servir ?
Noter les différentes réponses au tableau.
ÉTAPE 1 (25') : En petits groupes, remplir la fiche exercice en travaillant sur le sondage Elabe du 2 novembre 2016 (cf. diapos en Annexe).
ÉTAPE 2 (15') : Mise en commun des réponses devant le groupe entier. On s’attardera particulièrement à mettre en commun les réponses concernant les écarts observés entre ce sondage et les résultats réels, ainsi qu’à lister les différentes hypothèses émises par les groupes qui expliqueraient ces écarts.
Il est intéressant de questionner notamment la difficulté de réaliser un échantillon représentatif, ainsi que les marges d’erreur possible. Par exemple, les intentions de vote à un instant T sont amenées à évoluer au fur et à mesure d’une campagne électorale.
ÉTAPE 3 (5') : Revenir sur les idées émises au départ de l’activité sur la définition d’un sondage. Les représentations des participant.e.s ont-elles changées ?

Exposer la définition donnée par la loi sur les sondages :
La loi du 19 juillet 1977, telle que modifiée par celle du 25 avril 2016, définit le sondage comme : "une enquête statistique visant à donner une indication quantitative, à une date déterminée, des opinions, souhaits, attitudes ou comportements d’une population par l’interrogation d’un échantillon."

VARIANTES OU PROLONGEMENTS

En prolongement, il est possible de faire expérimenter par les participant.e.s la création d’un sondage d’opinion (cf. activité 2.6. Je créé mon sondage d’opinion).

DISCUSSIONS ET PERSPECTIVES

  • A qui servent les sondages ?
  • Les sondages sur les intentions de vote peuvent-ils être une source d’information fiable ?
  • Quelle influence peuvent-ils avoir par ailleurs sur nos choix ?

EXERCICE


Étude d’un sondage d’opinion



  • Qui réalise le sondage ?



  • Qui a commandé ce sondage?



  • Combien de personnes ont été interrogées? Sur ce nombre, combien se disent certaines d’aller voter aux primaires?



  • Comment ont elles été choisies?



  • Par quel moyen ont-elles été contactées?



  • A quel moment a été réalisé le sondage?



  • Pour un résultat de 40%, sur 7000 personnes interrogées, il y a 95% de chance pour que le résultat soit compris entre …….. % et ……… %. Et pour 600 personnes interrogées? Résultat entre ……… % et …………%.


    Comment nomme-t-on cet intervalle? Que peut-on en conclure?





Résultats de la primaire de droite et du centre



(source : AFP)

Le Premier tour de la primaire a eu lieu le Dimanche 20 novembre 2016.
4 272 880 personnes ont participé.
1. François Fillon : 44,1%
2. Alain Juppé : 28,6%
3. Nicolas Sarkozy : 20,7%
4. Nathalie Kosciusko-Morizet : 2,6%
5. Bruno Le Maire : 2,4%
6. Jean-Frédéric Poisson : 1,5%
7. Jean-François Copé : 0,3%

Au second tour, le 27 novembre 2016,  François Fillon a obtenu 66,5% des voix contre 33,5% pour Alain Juppé, sur 4 402 333 votes au total.




  • Si l’on compare les résultats du sondage avec les résultats réels des primaires, quel(s) écart(s) observe-t-on ?




  • Quelles hypothèses pouvons-nous formuler pour expliquer ces écarts?




  • Un sondage tel que celui-ci peut-il avoir une influence sur les électeurs avant le vote, laquelle?




ANNEXES



Fichier joint :