Le débat mouvant

Type de contenu : Animer un débat
Objectif(s) :
  • Faciliter la prise de parole dans un groupe.
  • Permettre aux participant.e.s d’exprimer une position autrement que par le langage
  • Permettre aux participant.e.s d’exprimer clairement et calmement un argument à la suite d’un autre.
  • Favoriser les changements d'avis au cours du débat et les rendre visibles.
Description :
  • Préparer et proposer au groupe des affirmations ayant trait au sujet du débat, dont la formulation permet aisément de se définir comme étant « d’accord » ou « pas d’accord » avec elles.
  • Installer un panneau “d’accord” à un endroit de la salle et un panneau “pas d’accord” à l’opposé.
  • Instaurer des régles de prise de parole.
  • Laisser un temps de réflexion aux participant.e.s pour réfléchir à leur positionnement et construire leur argumentation, puis leur demander de se positionner dans l’espace, selon qu’ils.elles sont “d’accord” ou “pas d’accord”.
  • Chaque groupe travaille son argumentation, puis la soutient auprès du camp adverse. Les participant.e.s, s'ils. elle sont convaincu.e.s, peuvent changer de camp.
  • Une fois que le monde s'est exprimé ou que les arguments commencent à se répéter, clore le débat et développer les arguments manquants.
  • Proposer un temps de synthèse : chaque groupe écrit un paragraphe résumant les trois arguments les plus solides selon eux.
Limites de la méthode :
Le débat mouvant peut cliver trop directement les opinions en deux camps (deux opinions possibles), et ainsi gommer les nuances et de supprimer les lenteurs souvent nécessaires à l’élaboration des idées et des prises de position.
Variante(s) :
  • Les participant.e.s indécis.e ont la possibilité de se placer au milieu de la salle sur ce qu’on appellera “la rivière du doute”
  • Un débat mouvant sans période d’élaboration collective des arguments : les personnes qui souhaitent s’exprimer dans chacun des camps le font à tour de rôle
  • Un débat mouvant largement amélioré où le positionnement dans l’espace est poussé à son maximum : on imagine par exemple deux échelles, donc quatre pôles (par exemple, «participerai» /«participerai pas» et «légitime » / « illégitime »), et les participants se placent sur un espace à deux dimensions (le sol) en fonction de ces deux échelles, matérialisées par des feuilles de papier aux quatre coins de l’espace de débat.